Céliprolol

CELECTOL®

Mis a jour le 13/12/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Passage placentaire
    • Le céliprolol passe le placenta.
    • Les concentrations plasmatiques néonatales de céliprolol atteignent environ 50% des concentrations plasmatiques maternelles.
  • Aspect malformatif
    • Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées au céliprolol au 1er trimestre de la grossesse, mais aucun effet malformatif n’est retenu à ce jour avec la classe des bêtabloquants.
    • Le céliprolol n’est pas tératogène chez le rat.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au céliprolol aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont quasi-inexistantes.
    • Des effets indésirables ont été décrits chez les nouveau-nés de mètres traitées par bêtabloquants jusqu’à l’accouchement (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • On préférera si possible une alternative mieux connue dans la perspective d’une grossesse, en particulier dans l’hypertension artérielle (cf. « Traiter une femme enceinte »).
    • Si le céliprolol est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, il peut être poursuivi dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du céliprolol.
    • Pour la suite de la grossesse, si le traitement doit être poursuivi, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte 
    • Dans l’hypertension artérielle :
      • On préférera si possible utiliser le labétalol, bêtabloquant antihypertenseur le mieux connu en cours de grossesse, qui est de plus compatible avec l’allaitement.
      • Si le labétalol ne convient pas, on préférera un autre bêtabloquant mieux évalué en cours de grossesse (cf. Bêtabloquants – Grossesse).
      • Si les options proposées ne sont pas adaptées, l’utilisation du céliprolol est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans les autres indications :
      • On préférera si possible un bêtabloquant mieux connu en cours de grossesse (cf. Bêtabloquants – Grossesse).
      • Si les options proposées ne sont pas adaptées, l’utilisation du céliprolol est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Prévoir de principe une surveillance de la croissance fœtale (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).
  • Accouchement
    • Si le céliprolol est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront être avertis du traitement maternel (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de donnée publiée sur le céliprolol et l’allaitement.
  • Rappelons que le céliprolol est un bêtabloquant :
    • à faible liaison aux protéines plasmatiques (25%), ce qui est un facteur de passage important dans le lait.
    • dont les effets indésirables sont notamment une bradycardie, une hypotension et une hypoglycémie.

En pratique

  • Au vu des éléments ci-dessus (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas utiliser le céliprolol chez une femme qui allaite.
  • D’autres bêtabloquants sont utilisables pendant l’allaitement comme le labétalol ou le propranolol (cf. Bêtabloquants – Allaitement).

Voir aussi

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