Bêtabloquants

Mis a jour le 13/12/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au 1er trimestre de la grossesse aux bêtabloquants sont très nombreuses, et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.

En pratique

Les molécules sont présentées ci-dessous par ordre décroissant en fonction du nombre et de la qualité des données disponibles concernant leur utilisation chez les femmes enceintes.

  • Dans les indications de cardiologie (HTA, troubles du rythme, angor, insuffisance cardiaque…)
    • Le labétalol (Trandate®) est le bêtabloquant le mieux connu en cours de grossesse, et il est de plus compatible avec l’allaitement.
    • Viennent en 2ème intention :
      • le métoprolol (Lopressor®, Seloken®, Selokot®).
      • l’aténolol (Ténormine®, Bétatop®).
      • le bisoprolol (Cardensiel®, Detensiel®, Bisoce®).
      • le propranolol, notamment si la patiente envisage d’allaiter (compatible avec l’allaitement).
    • Si ces options ne sont pas adaptées, l’utilisation des bêtabloquants suivants est envisageable en 3ème intention quel que soit le terme de la grossesse (ordre alphabétique) :
    • Si le bêtabloquant, quel qu’il soit, est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il est souhaitable :
  • Dans la migraine (cf. Anti-migraineux – Grossesse)
    • Le métoprolol (Lopressor®, Seloken®, Selokot®) et le propranolol peuvent être utilisés quel que soit le terme de la grossesse.
    • Cependant, si la patiente envisage d’allaiter, on préfèrera le propranolol, compatible avec l’allaitement.
    • Si le bêtabloquant, quel qu’il soit, est poursuivi jusqu’à l’accouchement, il est souhaitable :
  • Dans le glaucome et l’hypertonie intraoculaire (cf. Anti-glaucomateux – Grossesse)
    • Le timolol, voire en 2ème intention le bétaxolol, le cartéolol et le lévobunolol  peuvent être utilisés quel que soit le terme de la grossesse.
      • On choisira si possible une spécialité ophtalmique sous forme « gel » ou « LP », qui minimisent l’exposition systémique par rapport aux collyres « simples ».
      • Pour les collyres simples, l’absorption systémique peut être réduite en comprimant l’angle interne de l’œil ou en fermant les paupières pendant 2 minutes immédiatement après l’instillation.
    • Les effets néonatals des bêtabloquants ne peuvent être totalement exclus si l’exposition maternelle systémique n’est pas réduite par compression de l’angle interne de l’œil. C’est pourquoi, si le traitement par bêtabloquant est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né en seront informés de principe (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).

Allaitement

Etat des connaissances

  • Pour le propranolol, le labétalol et le timolol, la quantité de bêtabloquant reçue par l’enfant via le lait est très faible :
    • moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) pour le propranolol et le labétalol.
    • environ 10% de la dose ophtalmologique maternelle (en mg/kg) pour le timolol en collyre « simple », ce qui représente une quantité très faible.
  • Aucun événement particulier n’est retenu à ce jour chez des enfants allaités de mères recevant l’un de ces traitements.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur les bêtabloquants et l’allaitement (cf. Etat des connaissances):
  • Dans les indications de cardiologie (HTA, troubles du rythme…)
  • Dans la migraine
    • Le propranolol peut être utilisé pendant l’allaitement.
  • Dans le glaucome et l’hypertonie intraoculaire
    • Par voie oculaire, le timolol peut être utilisé pendant l’allaitement.
      • On choisira si possible une spécialité ophtalmique « gel » ou « LP » qui minimise l’exposition systémique par rapport aux collyres « simples ».
      • Pour les collyres simples, l’absorption systémique peut être réduite en comprimant l’angle interne de l’œil ou en fermant les paupières pendant 2 minutes immédiatement après l’instillation.

Voir aussi

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