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Mis a jour le 13/12/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Passage placentaire
    • Le pindolol passe le placenta.
    • Les concentrations plasmatiques néonatales de pindolol atteignent environ 70% des concentrations plasmatiques maternelles.
  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez des femmes enceintes exposées au pindolol au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif n’est retenu à ce jour avec la classe des bêtabloquants.
    • Le pindolol n’est pas tératogène chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au pindolol aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont peu nombreuses.
    • Des effets indésirables ont été décrits chez les nouveau-nés de mères traitées par bêtabloquants jusqu’à l’accouchement (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • On préférera si possible une alternative mieux connue dans la perspective d’une grossesse, en particulier dans l’hypertension artérielle (cf. « Traiter une femme enceinte »).
    • Si le pindolol est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, il peut être poursuivi dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du pindolol.
    • Pour la suite de la grossesse, si le traitement doit être poursuivi, voir ci dessous « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte 
    • Dans l’hypertension artérielle :
      • On préférera si possible le labétalol, bêtabloquant antihypertenseur le mieux connu en cours de grossesse, qui est de plus compatible avec l’allaitement.
      • Si le labétalol ne convient pas, on préférera un autre bêtabloquant mieux évalué en cours de grossesse (cf. Bêtabloquants – Grossesse).
      • Si les options proposées ne sont pas adaptées, l’utilisation du pindolol est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans les autres indications :
      • On préférera si possible un bêtabloquant mieux connu en cours de grossesse (cf. Bêtabloquants – Grossesse).
      • Si ces options ne sont pas adaptées, l’utilisation du pindolol est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Prévoir de principe une surveillance de la croissance fœtale (cf. Effets néonatals de bêtabloquants).
  • Accouchement
    • Si le pindolol est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront être avertis du traitement maternel (cf. Effets néonatals des bêtabloquants).

Allaitement

Etat des connaissances

  • Le passage dans le lait du pindolol a été mis en évidence, mais les conditions de l’étude ne permettent pas de calculer la dose reçue par l’enfant via le lait.
  • Il n’y a pas de donnée publiée chez des enfants allaités par des mères sous pindolol.
  • Rappelons que le pindolol est un bêta-bloquant :
    • à faible liaison aux protéines plasmatiques (60%), ce qui est un facteur de passage important dans le lait.
    • dont les effets indésirables sont notamment une bradycardie, une hypotension et une hypoglycémie.

En pratique

  • Au vu des éléments ci-dessus (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas utiliser le pindolol chez une femme qui allaite.
  • D’autres bêtabloquants sont utilisables pendant l’allaitement, comme le labétalol ou le propranolol (cf Bêtabloquants – Allaitement).

Voir aussi

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