Opium
IZALGI® – LAMALINE®
Mis a jour le 08/12/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’opium au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais le recul d’utilisation est important et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Il n’y a pas d’étude de tératogenèse chez l’animal.
- Aspect néonatal
- Utilisé jusqu’à l’accouchement à doses suprathérapeutiques, l’opium est susceptible d’entraîner un syndrome de sevrage chez le nouveau-né identique à celui observé avec d’autres opiacés. Il se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie, survenant à distance de la naissance.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Si la prise d’opium est chronique ou régulière, une consultation préconceptionnelle est souhaitable pour réévaluer la stratégie thérapeutique dans la perspective d’une grossesse (cf. Antalgiques – Grossesse).
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’opium.
- En cours de grossesse, il conviendra d’éviter toute prise d’antalgique non validée par un professionnel de santé : l’automédication est fortement déconseillée.
- Si un antalgique de palier 2 doit être poursuivi, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- En cours de grossesse, il conviendra d’éviter toute prise d’antalgique non validée par un professionnel de santé : l’automédication est fortement déconseillée.
- Si un antalgique de palier 2 est nécessaire, on préférera utiliser la codéine (seule ou associée au paracétamol) ou le tramadol, mieux connus chez la femme enceinte quel que soit le terme de la grossesse.
Allaitement
Etat des connaissances
- Il n’y a pas de donnée sur l’opium et l’allaitement.
En pratique
- En l’absence de donnée sur l’opium et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), on préférera un autre antalgique chez une femme qui allaite.