Antalgiques

Pathologie

Mis a jour le 07/11/2024

Grossesse

En pratique

1- DOULEUR ET INFLAMMATION

L’utilisation ponctuelle ou chronique de tous les AINS (y compris l’aspirine ≥ 500 mg/j et les inhibiteurs sélectifs de Cox-2) est formellement contre-indiquée à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée (SA)), quelle que soit la voie d’administration, y compris en prise unique.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • En cours de grossesse, il conviendra :
      • d’éviter toute prise d’antalgique non validée par un professionnel de santé : l’automédication est fortement déconseillée.
      • de limiter la durée du traitement au strict nécessaire.
  • Antalgiques non opiacés (palier 1)
    • On préférera le paracétamol, quel que soit le terme de la grossesse, pour une durée limitée au strict nécessaire.
    • Avant 24 SA : L’aspirine et les AINS peuvent être utilisés ponctuellement pendant les cinq premiers mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).
      On évitera si possible leur prise chronique pendant cette période (cf. Etat des connaissances sur les AINS et l’aspirine, consulter les pages dédiées).
    • Au-delà de 24 SA : l’aspirine ≥ 500 mg/j et les AINS sont formellement contre-indiqués jusqu’à l’accouchement, y compris en prise unique.
  • Antalgiques opioïdes faibles (palier 2)
    • L’utilisation de la codéine ou du tramadol est possible quel que soit le terme de la grossesse, pour une durée limitée au strict nécessaire.
  • Antalgiques opioïdes mixtes ou forts (palier 3)
    • La morphine ou l’oxycodone peuvent être utilisés quel que soit le terme de la grossesse, pour une durée limitée au strict nécessaire.
  • Corticoïdes (cf. Corticoïdes – Grossesse).
    • Les corticoïdes peuvent être utilisés chez la femme enceinte quels que soient leurs voies d’administration, leurs posologies et le terme de la grossesse.

2- DOULEURS NEUROPATHIQUES


Allaitement

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur les antalgiques et l’allaitement (cf. Etat des connaissances de chaque molécule):

1 – DOULEUR ET INFLAMMATION

Selon la nature et l’intensité de la douleur :

L’utilisation du TENS est possible chez une femme qui allaite (cf. Neurostimulation électrique transcutanée (TENS) – Allaitement).

Parmi les médicaments, on choisira si possible en 1ère intention un antalgique de palier 1 ou un corticoïde, avant d’envisager l’utilisation d’un antalgique de palier 2 ou 3.

  • Antalgiques opiacés faibles (palier 2), si un palier 1 ne convient pas (cf. ci-dessus)
    • Tramadol :
      • Dans les 4 premiers jours qui suivent l’accouchement l’utilisation du tramadol par voie orale est possible chez une femme qui allaite.
      • Au-delà de cette période, si un opiacé faible s’avère indispensable, un traitement par tramadol peut être envisagé chez une femme en cours d’allaitement à condition qu’il soit bref (de l’ordre de 2 à 3 jours) et à la posologie la plus faible possible.
    • Codéine :
      • Si la prescription d’un antalgique opiacé faible s’avère indispensable chez une femme qui allaite, un traitement par codéine peut être envisagé à condition qu’il soit bref (de l’ordre de 2 à 3 jours) et à la posologie la plus faible possible. En cas de mauvaise tolérance chez la mère et a fortiori chez son nouveau-né (sédation, nausées…), la codéine sera arrêtée.
  • Antalgiques opioïdes mixtes ou forts (palier 3)
    • Dans les 3 jours qui suivent l’accouchement :
    • Au-delà de ces 3 jours, si un traitement par un antalgique de palier 3 est nécessaire :
      • L’allaitement sera suspendu.
  • Corticoïdes
    • Les corticoïdes peuvent être utilisés chez la femme allaitante quelles que soient leurs voies d’administration et leurs posologies (cf. Corticoïdes – Allaitement).

2 – DOULEURS NEUROPATHIQUES


3- MIGRAINE

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