Mis a jour le 29/10/2025
Grossesse
En pratique
- TRAITEMENT DE LA CRISE
- En cas de crises répétées, l’opportunité d’un traitement de fond de la migraine est à envisager (voir ci-dessous).
L’utilisation ponctuelle ou chronique de tous les AINS (y compris l’aspirine ≥ 500 mg/j et les inhibiteurs sélectifs de Cox-2) est formellement contre-indiquée à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 SA), quelle que soit la voie d’administration, y compris en prise unique. - Les antalgiques de palier 1 :
- On préférera le paracétamol, quel que soit le terme de la grossesse.
- Avant 24 SA : L’aspirine et les AINS peuvent être utilisés ponctuellement pendant les cinq premiers mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).
On évitera si possible leur prise chronique pendant cette période (cf. Etat des connaissances sur les AINS et l’aspirine, consulter les pages dédiées). - Au-delà de 24 SA : l’aspirine ≥ 500 mg/j et les AINS sont formellement contre-indiqués jusqu’à l’accouchement, y compris en prise unique.
- Si un triptan est nécessaire et sa prise validée par un professionnel de santé (pas d’automédication) :
- On utilisera de préférence le sumatriptan, triptan le mieux connu quel que soit le terme de la grossesse.
- En cas d’inefficacité du sumatriptan, l’utilisation de l’élétriptan, du rizatriptanou du zolmitriptan est envisageable.
- Les dérivés de l’ergot de seigle (ergotamine et dihydroergotamine) seront évités en cours de grossesse.
- Pour les autres antalgiques, cf. Antalgiques – Grossesse.
- Si un traitement de la nausée et des vomissements est nécessaire, on préférera la doxylamine, le métoclopramide, la métopimazine ou la dompéridone. Si ces options se montrent peu efficaces ou mal tolérées, cf. Antiémétiques – Grossesse.
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TRAITEMENT DE FOND
- Le plus souvent la migraine s’améliore en cours de grossesse.
- Si l’instauration ou la poursuite d’un traitement de fond est nécessaire, on préférera :
- l’amitriptyline, le propranolol ou le métoprolol, les deux premiers étant par ailleurs compatibles avec l’allaitement.
- En cas d’inefficacité ou d’intolérance de ces options:
- L’utilisation de la toxine botulinique est envisageable ;
- L’utilisation d’un traitement de fond par pizotifène ou oxétorone sera envisagée en cours de grossesse au cas par cas (contactez le CRAT).
- Le topiramate ne sera pas utilisé.
Allaitement
En pratique
- TRAITEMENT DE LA CRISE
- L’une des molécules suivantes peut être utilisée pour traiter une crise de migraine en cours d’allaitement (cliquez sur les noms des substances) :
- Parmi les antalgiques de palier 1 (ordre alphabétique) :
- L’aspirine en prise unique
- Le diclofenac
- L’ibuprofène
- Le kétoprofène
- Le paracétamol
- Parmi les antalgiques de palier 1 (ordre alphabétique) :
- Parmi les triptans :
- De préférence le sumatriptan
- Si cette option ne convient pas, l’élétriptan, le rizatriptan, ou le zolmitriptan.
- Si un traitement de la nausée et/ou des vomissements est nécessaire, on peut utiliser la dompéridone ou le métoclopramide.
- L’une des molécules suivantes peut être utilisée pour traiter une crise de migraine en cours d’allaitement (cliquez sur les noms des substances) :
- TRAITEMENT DE FOND
- L’amitriptyline ou le propranolol peuvent être utilisés en traitement de fond de la migraine chez la femme qui allaite.