Vérapamil
ISOPTINE®
Mis a jour le 11/03/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au vérapamil au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Chez l’animal, les résultats des différentes expérimentations ne permettent pas de considérer que le vérapamil soit tératogène.
- Aspect fœtal et néonatal
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au vérapamil aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont nombreuses et aucun effet fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Le vérapamil est parfois prescrit à la femme enceinte pour traiter certains troubles du rythme cardiaque fœtal.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
- Si un inhibiteur calcique est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle :
- Dans l’hypertension artérielle : on préfèrera un autre traitement : cf. Antihypertenseurs – Grossesse.
- Dans les autres indications, le vérapamil pourra être poursuivi dans la perspective d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif du vérapamil.
- Si un inhibiteur calcique est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle : voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- Si un inhibiteur calcique est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle :
- Dans l’hypertension artérielle : on préfèrera un autre traitement cf. Antihypertenseurs – Grossesse.
- Dans les autres indications, l’utilisation du vérapamil est possible quel que soit le terme de la grossesse.
- Si un inhibiteur calcique est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle :
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de vérapamil et de son métabolite actif le norvérapamil ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) (calculs effectués sur les dosages réalisés chez quatre patientes).
- L’usage du vérapamil semble généralement autorisé en cours d’allaitement et aucun événement particulier n’a été rapporté à ce jour chez des enfants allaités de mères sous vérapamil.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur le vérapamil et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est envisageable chez une femme qui allaite.