Hydrochlorothiazide

ESIDREX®

Mis a jour le 23/02/2023

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez des femmes enceintes exposées à l’hydrochlorothiazide au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et rassurantes.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • L’hydrochlorothiazide passe le placenta ; les concentrations néonatales atteignent 80% des concentrations maternelles.
    • Les données publiées chez des femmes enceintes exposées à un diurétique thiazidique aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse, toutes indications confondues, sont très nombreuses et aucun effet fœtal et/ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
    • Pour les exceptionnelles thrombopénies rapportées chez des nouveau-nés de mères traitées par un thiazidique en fin de grossesse, l’imputabilité au traitement maternel est douteuse.
  • Dans la pré-éclampsie, l’effet hypovolémiant des diurétiques pourrait entraîner une diminution de la perfusion placentaire et aggraver ainsi l’ischémie de l’unité fœto-placentaire déjà présente.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable pour réévaluer la stratégie thérapeutique en vue d’une future grossesse.
    • Dans l’hypertension artérielle, on préfèrera en effet si possible un autre antihypertenseur dans la perspective d’une grossesse.
    • Dans le traitement des œdèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique, la poursuite de l’hydrochlorothiazide est envisageable dans la perspective d’une grossesse, en l’absence d’alternative thérapeutique.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’hydrochlorothiazide
    • Pour la suite de la grossesse, voir « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans l’hypertension artérielle on préférera si possible un autre antihypertenseur pendant la grossesse.
    • Dans le traitement des œdèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique, l’utilisation de l’hydrochlorothiazide est envisageable en cours de grossesse en l’absence d’alternative thérapeutique.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer les intervenants prenant en charge le nouveau-né, pour qu’ils puissent adapter la surveillance (ionogramme, diurèse).                                                                                                                                                   

Allaitement

Etat des connaissances

  • La quantité d’hydrochlorothiazide ingérée via le lait est faible. L’enfant reçoit environ 5% de la dose maternelle (en mg/kg) (dosage chez une seule patiente) .
  • Dans le cas qui précède, l’hydrochlorothiazide est indétectable dans le plasma de l’enfant allaité et il n’avait pas d’anomalie des électrolytes.
  • Par ailleurs, aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités de mères recevant de l’hydrochlorothiazide.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur l’hydrochlorothiazide et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est envisageable chez une femme qui allaite, tout en restant vigilant sur l’état de l’enfant (troubles électrolytiques, diurèse).
  • Si l’hydrochlorothiazide est utilisée en association, consulter la fiche de chacune des autres molécules pour l’allaitement.

Voir aussi

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