Ethinylestradiol
Mis a jour le 03/03/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées en cours de grossesse à l’éthinylestradiol sont très nombreuses et aucune effet malformatif , foetal ou néonatal attribuale à l’ethuinylestradiol n’a été rapporté à ce jour.
En pratique
- Découverte d’une grossesse
- Arrêter l’éthinylestradiol.
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’éthinylestradiol.
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité d’éthinylestradiol ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit environ 0,5 % de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur des dosages réalisées chez une trentaine de patientes recevant 50 µg/j ou une prise unique de 500 µg).
- Les estrogènes à fortes doses (≥ 50 µg/j) peuvent réduire la sécrétion lactée.
- Dans les 6 premières semaines qui suivent l’accouchement, le risque thromboembolique est accru. La prise d’estrogènes pendant cette période pourrait augmenter ce risque.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur l’éthinylestradiol et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), si une contraception hormonale est souhaitée en cours d’allaitement :
- En 1ère intention on utilisera un progestatif non associé à un estrogène (cf. Contraception hormonale – Allaitement).
- En 2ème intention et seulement au-delà de 6 semaines après l’accouchement, l’utilisation d’une contraception estroprogestative (<50 µg/j) pourra être envisagée.