Omalizumab

XOLAIR® – OMLYCLO®

Mis a jour le 23/01/2026

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’omalizumab au 1er trimestre de la grossesse sont nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
    • Ceci est cohérent avec l’analogie structurelle entre l’omalizumab et les IgG1 natives dont le passage placentaire ne débute qu’à partir de 14 semaines d’aménorrhée (SA) environ, c’est-à-dire après la fin de l’organogenèse (10 SA).
    • L’omalizumab n’est pas tératogène chez le singe.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • L’omalizumab passe le placenta. Par analogie avec les IgG1 natives, il y a tout lieu de penser que ce passage placentaire commence à partir de 14 SA environ et augmente progressivement avec l’âge gestationnel.
    • Les concentrations plasmatiques des nouveau-nés sont identiques ou supérieures aux concentrations plasmatiques maternelles.
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées en 2ème partie de grossesse à l’omalizumab sont peu nombreuses, mais aucun effet fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.

En pratique

Chez la femme enceinte, l’asthme doit être traité aussi efficacement qu’en dehors de la grossesse. En effet, un asthme mal équilibré peut avoir un effet délétère sur la grossesse/le nouveau-né (prématurité, petit poids de naissance…).
Penser à vacciner une femme enceinte asthmatique contre la grippe saisonnière lorsque la grossesse couvre tout ou partie de la période d’épidémie.
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de s’assurer du bon équilibre thérapeutique de la pathologie traitée (asthme, urticaire…).
    • Si l’omalizumab est nécessaire à la prise en charge de la pathologie maternelle, il peut être poursuivi dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’omalizumab.
    • Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
    • Si l’omalizumab est nécessaire à la prise en charge de la pathologie maternelle, cf. ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • Si le recours à l’omalizumab est nécessaire à la prise en charge de la pathologie maternelle, son utilisation est envisageable en cours de grossesse.
    • En cas d’utilisation au-delà du 2eme trimestre :
      • Les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront de principe informés du traitement maternel et de sa persistance théorique dans le plasma de l’enfant environ 3 mois après la dernière administration à la mère (vie fœtale comprise).

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de données pertinentes sur le passage de l’omalizumab dans le lait.
  • Cependant, aucun événement particulier n’a été signalé parmi plus d’une centaine d’enfants âgés en moyenne de 5 mois allaités par des mères traitées par omalizumab.
  • De plus, compte tenu de sa structure polypeptidique (IgG1), l’omalizumab est probablement détruit dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur l’omalizumab et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), un allaitement maternel est envisageable en cas de traitement par omalizumab.

Voir aussi

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