Etat des connaissances sur les examens de radiodiagnostic et la radiothérapie en cours de grossesse
Mis a jour le 14/04/2025
Etat des connaissances
Les examens courants de radiodiagnostic, y compris sur la région abdominopelvienne, délivrent des doses à l’utérus bien inférieures à la dose de 100mGy, dose seuil admise en cours de grossesse sur le plan international. (cf. Dose à l’utérus des principaux examens courants de radiodiagnostic).
En cas de cumul inhabituels de clichés ou de temps de scopie long, on peut avoir recours à un service compétent pour le calcul de la dose reçue à l’utérus (IRSN).
- Les malformations
- Une étude concernant plus de 5 500 enfants exposés in utero à un scanner (environ 23% sur le pelvis ou l’abdomen) ou à une scintigraphie n’a pas retrouvé d’augmentation des malformations par rapport aux témoins non exposés (Ray JG, 2010).
- Chez les enfants de femmes ayant reçu une radiothérapie en cours de grossesse, en particulier pour des cancers du pelvis, une augmentation de certaines anomalies congénitales (microcéphalie, cataracte et trouble de la croissance) a été observée. Aucune anomalie n’est rapportée pour des doses à l’utérus inférieures à 300 mGy.
- Le système nerveux central
- Parmi les enfants irradiés in utero avec des doses à l’utérus supérieures ou égales à 500 mGy, on rapporte des retards mentaux plus ou moins profonds dans près de 80% des cas, et 20% de microcéphalies. La période à risque maximal se situe entre 8 et 15 semaines post-conception (10-17 SA) : c’est la période de multiplication des neuroblastes.
- On retrouve une diminution du QI de 20 points par Gy à partir de 500 mGy pour des irradiations entre 8 et 15 semaines post-conception (10-17 SA).
- Aucun effet n’a été détecté pour des irradiations moindres, telles que celles qui sont délivrées à l’utérus lors des examens courants de radiodiagnostic.
- Les cancers
- Une revue systématique récente incluant des données d’expositions prénatales à des examens de radiodiagnostic (radiographies et scanner) sur les 50 dernières années ne met pas en évidence parmi les études incluses, d’augmentation du risque de cancer de tout type et en particulier de leucémie et de tumeur cérébrale (Abalo KD, 2021).
- Notamment, une étude portant sur plus 5 500 enfants exposés in utero à un scanner (dont 23% sur le pelvis ou l’abdomen) ou à une scintigraphie ne retrouve pas ce risque (Ray JG, 2010).