Teicoplanine
Mis a jour le 26/12/2024
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à la teicoplanine au 1er trimestre de la grossesse mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- La teicoplanine n’est pas tératogène chez l’animal.
- Aspect fœtal et néonatal
- Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à la teicoplanine au 2ème et/ou 3ème trimestre de la grossesse, mais aucun effet fœtal ou néonatal attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour, notamment en ce qui concerne les fonctions rénales et auditives du nouveau-né.
En pratique
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la teicoplanine.
- Traiter une femme enceinte
- On préférera la vancomycine lorsqu’un glycopeptide est indiqué.
- Cependant, si la vancomycine ne convient pas, l’utilisation de la teicoplanine est envisageable quel que soit le terme de la grossesse en raison de son intérêt thérapeutique.
- En cas de traitement par voie IV prolongé, de principe, tenir compte de l’exposition in utero à la teicoplanine lors du dépistage néonatal des troubles de l’audition (cf. « Etat des connaissances »).
Allaitement
Etat des connaissances
- Il n’y a pas de donnée pertinente sur le passage dans le lait de la teicoplanine.
- Sa demi-vie d’élimination plasmatique est longue (90 à 157 heures), ce qui est un facteur de risque d’accumulation de la molécule chez l’enfant allaité.
En pratique
- Au vu des éléments disponibles sur la teicoplanine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances):
- par voie IV :
- il est préférable de ne pas allaiter lors d’un traitement par teicoplanine par voie IV,
- on préférera utiliser la vancomycine si elle convient.
- par voie orale :
- en raison de l’absorption digestive très faible de la teicoplanine, l’allaitement est envisageable lors d’un traitement par voie orale.
- par voie IV :