Nimodipine
NIMOTOP®
Mis a jour le 14/11/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la nimodipine au 1er trimestre de la grossesse sont très peu nombreuses, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- La nimodipine n’est pas tératogène chez l’animal.
- Aspect fœtal et néonatal
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la nimodipine au 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont très peu nombreuses, mais aucun effet fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- L’utilisation de la nimodipine est possible, quelle que soit la voie d’administration.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la nimodipine.
- Poursuite de la nimodipine en cours de grossesse, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- Voie IV : en raison du bénéfice attendu, l’utilisation de la nimodipine est possible quel que soit le terme de la grossesse.
- Voie orale : si le recours à la nimodipine est nécessaire, compte tenu du bénéfice attendu, son utilisation est envisageable, en particulier après le 1er trimestre de la grossesse.
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de nimodipine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) (calculs effectués sur les dosages réalisés chez deux femmes).
- Il n’y a pas de donnée sur des enfants allaités par des mères traitées par nimodipine.
- La biodisponibilité orale de la nimodipine est faible (environ 13%), et sa demi-vie d’élimination plasmatique est courte, de 1,1 à 1,7 heures.
En pratique
- Au vu des éléments disponibles sur la nimodipine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances):
- Voie IV : en raison du bénéfice attendu, son utilisation est possible chez une femme qui allaite. On proposera d’attendre 3 heures après la fin de la perfusion (environ 2 demi-vies) avant de remettre l’enfant au sein.
- Voie orale : si le recours à la nimodipine est nécessaire, son utilisation est envisageable en cours d’allaitement si l’enfant est bien portant et sous réserve d’une surveillance cardio-tensionnelle de l’enfant allaité pendant les premiers jours du traitement.