Flécaïnide

FLECAINE®

Mis a jour le 16/05/2025

Grossesse

Etat des connaissances

  • Passage placentaire
    • Le flécaïnide passe le placenta. Les concentrations plasmatiques maternelles et fœtales sont équivalentes.
  • Aspect malformatif
    • Les données chez les femmes enceintes exposées au flécaïnide au 1er trimestre de la grossesse sont très peu nombreuses, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour (données quasi inexistantes dans la littérature et une quarantaine de grossesses au CRAT).
    • Le flécaïnide n’est pas tératogène chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Le flécaïnide a été utilisé chez environ 400 femmes enceintes au cours des 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse, dans des indications essentiellement fœtales.
      • Dans les indications foetales, quelques effets néonataux ont été décrits (troubles du rythme cardiaque…). Le rôle propre de la pathologie fœtale sous-jacente est probable.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Dans les indications où le vérapamil ou un bêta-bloquant ne conviennent pas, le flécaïnide peut être maintenu en prévision d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter le flécaïnide sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du flécaïnide.
    • Si un traitement doit être poursuivi, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans les indications maternelles où le vérapamil ou un bêta-bloquant ne conviennent pas, l’utilisation du flécaïnide est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans ce contexte, on sera de principe attentif au rythme cardiaque fœtal.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (rythme cardiaque…).

 

Si l’une de vos patientes est exposée au flécaïnide en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte.

Allaitement

Etat des connaissances

  • La quantité de flécaïnide ingérée via le lait est faible : l’enfant peut recevoir jusqu’à 7% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur des dosages réalisés chez une dizaine de patientes).
  • Aucun événement particulier n’a été rapporté chez 8 enfants allaités de mères sous flécainide, dont 3 en allaitement exclusif.
  • Chez les enfants allaités, les concentrations plasmatiques du flécainide sont indétectables (dosages effectués chez 8 enfants, dont 3 en allaitement exclusif).
  • La demi-vie d’élimination du flécaïnide dans le lait est assez longue (environ 15 h), ce qui constitue un risque d’accumulation chez l’enfant allaité.
  • Rappelons que les effets indésirables du flécaïnide sont essentiellement des troubles arythmogènes.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur le flécaïnide et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est envisageable chez une femme qui allaite.

 

 Si l’une de vos patientes est exposée au flécaïnide en cours d’allaitement, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme qui allaite.

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