Ranibizumab

BYOOVIZ®, LUCENTIS®, RANIVISIO®, RIMMYRAH®, XIMLUCI®

Mis a jour le 14/03/2025

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au ranibizumab au 1er trimestre de la grossesse sont quasi inexistantes, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est rapporté à ce jour.
    • Le ranibizumab n’est pas tératogène chez le singe.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Il n’y a pas de donnée publiée sur le passage placentaire du ranibizumab.
      Néanmoins, les immunoglobulines passent le placenta en utilisant un récepteur fixant leur fragment Fc. Le ranibizumab en étant dépourvu, il y a donc tout lieu de penser que son passage placentaire (et donc l’exposition fœtale), s’il existe, est négligeable.
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au ranibizumab au 2ème et/ou 3ème trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Le ranibizumab pourra être poursuivi dans la perspective d‘une grossesse
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du ranibizumab.
    • Si le ranibizumab doit être poursuivi, voir ci-dessous : « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • En raison de son passage systémique négligeable, le ranibizumab peut être utilisé quel que soit le terme de la grossesse.

   Si l’une de vos patientes est exposée au ranibizumab en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT, afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou qui allaite.

Allaitement

Etat des connaissances

  • Les données publiées sur le ranibizumab et l’allaitement sont quasi inexistantes :
    • Le ranibizumab est indétectable dans le lait (dosage pertinent chez 1 patiente).
    • Aucun événement particulier n’est rapporté chez 4 enfants allaités de mères recevant du ranibizumab intra-vitréen (pour deux d’entre eux l’allaitement a été suspendu pendant les 3 jours suivant l’injection).
  • Rappelons que :
    • Le passage systémique du ranibizumab est négligeable après administration intra-vitréenne.
    • Compte tenu de sa structure polypeptidique (IgG1), le ranibizumab est probablement en grande partie détruit et non absorbé dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur le ranibizumab et l’allaitement (Cf Etat des connaissances), le ranibizumab peut être utilisé en intravitréen chez une femme qui allaite.
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