Méthylphénidate

CONCERTA® – MEDIKINET® – QUASYM® – RITALINE®

Mis a jour le 09/09/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au méthylphénidate au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet malformatif, attribuable au traitement, n’est retenu à ce jour.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Le passage placentaire du méthylphénidate n’est pas connu mais il est probable au vu de ses caractéristiques pharmacologiques.
    • Les données publiées concernant d’éventuels effets néonatals du méthylphénidate en fin de grossesse sont peu nombreuses.
    • En raison de ses propriétés amphétaminiques, l’administration du méthylphénidate jusqu’à l’accouchement est susceptible en théorie d’entraîner une hyperexcitabilité néonatale.
  • Aspect neurodéveloppemental
    • Les données publiées ne permettent pas de retenir à ce jour de répercussions neurodéveloppementales particulières (troubles du spectre autistique et troubles déficitaires de l’attention) chez plus de 5 000 enfants exposés in utero au méthylphénidate, tous trimestres confondus, et suivis en moyenne jusqu’à l’âge de 5 ans.
    • Lorsqu’elles sont prises en compte, l’indication du traitement par méthylphénidate et l’étude du neurodéveloppement au sein des fratries permettent d’expliquer l’association parfois retrouvée entre l’exposition au méthylphénidate pendant la grossesse et la survenue de troubles du neurodéveloppement chez les enfants (pour plus d’informations) .

En pratique

Traitement psychotrope et grossesse : les points clés
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle permettra de faire le point sur la stratégie thérapeutique en vue d’une future grossesse.
    • Si le maintien du méthylphénidate est nécessaire à la prise en charge maternelle, il pourra être maintenu jusqu’au diagnostic de la grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du méthylphénidate.
    • Pour la suite de la grossesse, si le méthylphénidate est nécessaire à la prise en charge de la pathologie maternelle, voir ci dessous (« Traiter une femme enceinte »).
  • Traiter une femme enceinte
    • En raison des propriétés amphétaminiques du méthylphénidate, il est préférable d’envisager une alternative thérapeutique.
    • En l’absence d’alternative, si le méthylphénidate est nécessaire à la prise en charge maternelle, il pourra être utilisé à la posologie minimum efficace.
    • En cas d’exposition au méthylphénidate jusqu’à l’accouchement, en informer les intervenants prenant en charge le nouveau-né (risque d’hyperexcitabilité).

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il y a peu de données publiées sur le méthylphénidate et l’allaitement.
  • Rappelons que le méthylphénidate est un psychostimulant qui a des propriétés amphétaminiques.
  • Sa liaison aux protéines plasmatiques est faible (10-30%), ce qui est un facteur de passage important dans le lait.

En pratique

  • Au vu des éléments disponibles sur le méthylphénidate et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas l’utiliser chez une femme qui allaite.

Voir aussi

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