Propylthiouracile = PTU

PROPYLEX®

Mis a jour le 24/09/2021

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au propylthiouracile au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses. Elles permettent à ce jour d’écarter une augmentation des malformations majeures.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Le propylthiouracile passe le placenta.
    • Des anomalies réversibles de la fonction thyroïdienne et/ou des goîtres ont parfois été observés chez des fœtus et/ou des nouveau-nés de mères traitées par propylthiouracile.
    • Aucun impact du traitement maternel sur le développement psychomoteur des enfants n’a été retrouvé.

En pratique

Les posologies d’antithyroïdiens doivent être aussi faibles que possible en cours de grossesse pour éviter une hypothyroïdie fœtale, quitte à maintenir la mère en légère hyperthyroïdie.
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Le propylthiouracile peut être maintenu dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du propylthiouracile.
    • Si le PTU doit être maintenu, utiliser la posologie la plus faible possible et prévoir une surveillance échographique de la thyroïde fœtale. (cf. Etat des connaissances).
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, prévoir un bilan de la fonction thyroïdienne néonatale. (cf. Etat des connaissances).
  • Traiter une femme enceinte
    • Au 1er trimestre :
      • Le propylthiouracile peut être utilisé à la posologie la plus faible possible pendant le 1er trimestre de la grossesse.
    • Aux 2ème et/ou 3ème trimestres :
      • L’utilisation du PTU est possible à la posologie la plus faible possible.
      • Prévoir une surveillance échographique de la thyroïde fœtale (cf. Etat des connaissances).
      • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, prévoir un bilan de la fonction thyroïdienne néonatale. (cf. Etat des connaissances).

Allaitement

Etat des connaissances

  • La quantité de propylthiouracile ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un faible effectif).
  • Aucun événement particulier (notamment hépatique ou thyroïdien) n’a été signalé à ce jour chez une vingtaine d’enfants allaités de mères recevant en majorité une dose autour de 300 mg/j et au maximum de 750 mg/j.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur le propylthiouracile (PTU) et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), l’utilisation du propylthiouracile est possible en cours d’allaitement.
  • L’opportunité d’un bilan thyroïdien chez l’enfant allaité sera appréciée en fonction de l’importance des posologies maternelles et/ou de signes cliniques chez l’enfant.
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