Atorvastatine

TAHOR®

Mis a jour le 31/01/2025

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’atorvastatine au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
  • Aspect fœtal et néonatal

    Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’atorvastatine au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Dans la plupart des cas, le traitement médicamenteux de l’hypercholestérolémie peut être suspendu pendant la durée de la grossesse.
    • Si une statine est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, la poursuite de l’atorvastatine est possible jusqu’au diagnostic le plus précoce possible de la grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’atorvastatine.
    • Dans la plupart des cas, le traitement par inhibiteur de la HMG-CoA réductase peut être interrompu pendant la durée de la grossesse.
    • Dans certaines situations exceptionnelles (hypercholestérolémies familiales, hypertriglycéridémies sévères…), si après avis du spécialiste l’abstention thérapeutique est synonyme de perte de chance maternelle, voir ci-dessous : « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans la plupart des cas, le traitement de l’hypercholestérolémie peut être reporté après l’accouchement.
    • Dans certaines situations exceptionnelles (hypercholestérolémies familiales, hypertriglycéridémies sévères…), si après avis du spécialiste l’abstention thérapeutique pendant la durée de la grossesse est synonyme de perte de chance maternelle, l’utilisation d’une statine est envisageable. On préfèrera la pravastatine, mieux évaluée aux 2ème et 3ème trimestres et qui est compatible avec l’allaitement.
    • Si cette option ne convient pas, contactez le CRAT.

Allaitement

Etat des connaissances

  • La quantité d’atorvastatine et de ses métabolites ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit moins de 0,1% de la dose maternelle en mg/kg (calcul effectué sur les dosages réalisés chez trois patientes).
  • Aucun événement particulier n’a été rapporté chez deux enfants partiellement allaités de mères sous atorvastatine.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur l’atorvastatine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), si un traitement par statine est indispensable, son utilisation est envisageable chez une femme qui allaite.
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