Rifampicine
RIFADINE® – RIMACTAN®
Mis a jour le 03/06/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la rifampicine au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses mais le recul d’utilisation est très important et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Aspect fœtal et néonatal
- Quelques rares hémorragies néonatales précoces sont signalées chez des nouveau-nés de mères traitées par rifampicine jusqu’à l’accouchement. Ces troubles sont dus à l’effet inducteur enzymatique de la rifampicine qui induit une diminution des facteurs vitamine K-dépendants du nouveau-né.
En pratique
| Chez la femme enceinte, le traitement de la tuberculose doit être identique au schéma thérapeutique hors grossesse. |
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
- La rifampicine peut être poursuivie dans la perspective d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la rifampicine.
- Pour la poursuite du traitement, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- Il est possible d’utiliser la rifampicine quel que soit le terme de la grossesse selon le schéma thérapeutique prévu.
- Si la rifampicine est poursuivie jusqu’à l’accouchement :
- Prévoir la prescription de vitamine K1 à la mère à la posologie de 10 mg/j par voie orale pendant les 15 derniers jours de grossesse.
- Administrer au nouveau-né en salle de travail une posologie de vitamine K1 d’enfant à risque hémorragique majoré (cf. Etat des connaissances).
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de rifampicine reçue par l’enfant via le lait est faible : elle est estimée entre 1.5 et 7.3% de la dose pédiatrique (en mg/kg) (calcul effectué sur les dosages réalisés chez un petit effectif de patientes).
- Aucun évènement particulier n’a été rapporté à ce jour chez les enfants allaités, alors que l’usage de la rifampicine en cours d’allaitement est probablement répandu, compte tenu des recommandations internationales et de la prévalence de la maladie dans le monde.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur la rifampicine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible chez une femme qui allaite.
- La décision d’allaiter sous rifampicine pourra être réévaluée en fonction de l’état de l’enfant (prématurité, ictère…), de l’association avec d’autres antituberculeux et de la durée du traitement.