Tobramycine
NEBCINE® – TOBI® – TOBREX® – TOBRABACT®
Mis a jour le 15/11/2024
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à la tobramycine au 1er trimestre de la grossesse, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- Aspect fœtal et néonatal
- Ototoxicité
- Quelques cas de surdité ont été rapportés chez des enfants exposés in utero à un aminoside par voie injectable dans le cadre de traitements prolongés (tuberculose…) (essentiellement streptomycine et kanamycine).
- Toxicité rénale
- Aucun cas de toxicité rénale n’a été décrit à ce jour chez des enfants de mères traitées par aminosides pendant la grossesse.
- Ototoxicité
En pratique
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la tobramycine.
- En cas de traitement prolongé (voie inhalée), réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
- Si l’arrêt de la tobramycine est préjudiciable à la pathologie maternelle, le maintien du traitement est possible quel que soit le terme de la grossesse (cf. « Traiter une femme enceinte »).
- Traiter une femme enceinte
- Voie injectable
- La tobramycine peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse, dans le respect des modalités usuelles de prescription (fonction rénale maternelle…).
- En cas de traitement prolongé ou répété, tenir compte de l’exposition in utero à la tobramycine lors du dépistage néonatal des troubles de l’audition (cf. « Etat des connaissances »).
- Voie inhalée
- En raison d’un faible passage systémique, l’utilisation de la tobramycine en inhalation est possible quel que soit le terme de la grossesse. Cependant, il semble prudent, en raison de la chronicité du traitement, de surveiller les concentrations sériques maternelles de tobramycine.
- En cas de traitement prolongé, tenir compte de principe de l’exposition in utero à la tobramycine lors du dépistage néonatal des troubles de l’audition (cf. « Etat des connaissances »).
- Voie oculaire
- La tobramycine en collyre peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse, en raison des faibles quantités administrées par cette voie.
- Voie injectable
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de tobramycine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit jusqu’à 3% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un petit effectif lors de traitements par voie IM ou IV).
- La tobramycine n’est quasiment pas absorbée par voie digestive en l’absence d’altération du tractus intestinal, excepté pendant les premiers jours de vie où l’absorption pourrait être un peu plus importante (par analogie avec la gentamicine).
- Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités de mères sous tobramycine.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur la tobramycine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances) :
- Par voie oculaire ou inhalée, son utilisation est possible en cours d’allaitement en raison de l’exposition systémique faible par ces voies d’administration.
- Par voie injectable, l’utilisation de la tobramycine est possible en cours d’allaitement y compris si l’enfant est prématuré. Dans cette situation, l’allaitement sera remis en question si la durée du traitement est > à 5 jours (risque d’accumulation plasmatique de la tobramycine).