Ivermectine

STROMECTOL®

Mis a jour le 08/12/2023

Grossesse

Etat des connaissances

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’ivermectine en cours de grossesse en prise orale unique sont nombreuses et aucun effet malformatif, fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
  • Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à l’ivermectine par voie cutanée.
  • Chez l’animal, l’ivermectine par voie orale à doses élevées et répétées provoque des fentes palatines. Ces résultats ne préjugent pas d’un effet similaire dans l’espèce humaine.

En pratique

  • Découverte d’une grossesse pendant un traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’ivermectine.
    • Dans la rosacée, si un traitement doit être poursuivi :
    • Dans la gale, si une deuxième dose est nécessaire, celle-ci pourra être administrée quel que soit le terme de la grossesse.
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans la gale
      • On utilisera de préférence un traitement cutané : perméthrine en crème, voire benzoate de benzyle.
      • Si le traitement par voie cutanée ne convient pas ou n’est pas suffisant, l’ivermectine peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse en prise unique, renouvelable une semaine plus tard si besoin.
    • Dans les helminthiases
      • L’ivermectine peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans la rosacée

Allaitement

Etat des connaissances

  • Voie orale
    • La quantité d’ivermectine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne de l’ordre de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) (calculs effectués sur un petit effectif, en prise unique par voie orale).
    • Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités.
  • Voie cutanée
    • Il n’y a pas de donnée sur l’ivermectine par voie cutanée et l’allaitement.
    • Lors d’un traitement par voie cutanée, l’exposition systémique n’est pas négligeable.

En pratique

  • Voie orale
    • Au vu des données disponibles sur l’ivermectine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible chez une femme qui allaite, en prise unique renouvelable une semaine plus tard si besoin.
  • Voie cutanée
    • Compte tenu du passage systémique non négligeable de l’ivermectine et de l’absence de donnée en traitement au long cours, on préférera utiliser le métronidazole ou l’acide azélaïque chez une femme qui allaite.

Voir aussi

← Retour a la liste