Albendazole
ZENTEL® – ESKAZOLE®
Mis a jour le 13/06/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’albendazole au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, en particulier en traitement prolongé, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- L’albendazole est tératogène chez l’animal (rat, lapin) à des doses proches de celles employées en thérapeutique usuelle, mais sur des périodes d’exposition longues couvrant toute l’organogenèse. Les malformations décrites chez le rat sont essentiellement des anomalies squelettiques.
- Aspect fœtal
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’albendazole en traitement ponctuel au 2ème ou au 3ème trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet fœtal ou néonatal attribuable au traitement n’est rapporté à ce jour.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Aucun délai n’est à prévoir entre la fin d’un traitement par albendazole et le début d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse en cours de traitement
- En cas de traitement ponctuel, rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’albendazole.
- En cas de traitement prolongé pendant les 2 premiers mois de grossesse, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites chez l’animal pourra être proposé (cf. Etat des connaissances).
- Traiter une femme enceinte
- Au 1er trimestre, on préférera dans la mesure du possible un antiparasitaire mieux connu en début de grossesse :
- Oxyures, ascaris et ankylostomes : pyrantel.
- Trichocéphale : flubendazole.
- Anguillule : ivermectine.
- Si ces alternatives ne sont pas adaptées et si le traitement ne peut être différé au-delà du 1er trimestre, l’utilisation de l’albendazole est envisageable à ce terme. En cas de traitement prolongé pendant les 2 premiers mois de grossesse, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites chez l’animal pourra être proposé (cf. Etat des connaissances).
- Aux 2ème et 3ème trimestres, l’utilisation de l’albendazole est possible.
- Au 1er trimestre, on préférera dans la mesure du possible un antiparasitaire mieux connu en début de grossesse :
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité d’albendazole et de son métabolite actif sulfoxide ingérée via le lait est très faible : après une prise unique de 400 mg d’albendazole l’enfant reçoit en moyenne moins de 1.5% de la dose maternelle (en mg/kg). (calcul effectué sur les dosages réalisés chez une trentaine de patientes)
- L’albendazole est faiblement absorbé par voie orale.
- Aucun événement particulier n’a été rapporté sur un effectif d’une centaine d’enfants allaités de mères traitées par albendazole en prise unique.
- Par ailleurs, le recul d’usage de l’albendazole en prise unique en cours d’allaitement est important.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur l’albendazole et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation en administration unique, voire pendant quelques jours, est possible chez une femme qui allaite.
- En cas de prise prolongée, contactez le CRAT