Acide pamidronique
Mis a jour le 28/02/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Les données publiées chez les femmes exposées à l’acide pamidronique en cours de grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif, fœtal ou néonatal attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- Chez l’animal :
- L’acide pamidronique n’est pas tératogène chez l’animal.
- En raison de leur mécanisme d’action, les bisphosphonates peuvent provoquer des atteintes squelettiques fœtales chez l’animal (retards d’ossification, déformations squelettiques…). Ces effets surviennent à très fortes doses et sont réversibles à l’arrêt de l’exposition.
EN PRATIQUE
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’acide pamidronique.
- Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
- On préférera si possible éviter la poursuite de l’acide pamidronique, sauf dans les pathologies dont la sévérité l’impose.
- Si un traitement répété s’avère indispensable, une surveillance échographique du squelette fœtal semble appropriée (cf. Etat des connaissances).
- Traiter une femme enceinte
- On préférera si possible éviter l’utilisation de l’acide pamidronique en cours de grossesse, sauf dans les pathologies dont la sévérité impose le traitement.
- Si un traitement répété s’avère indispensable, une surveillance échographique du squelette fœtal semble appropriée (cf. Etat des connaissances).
Allaitement
Etat des connaissances
- Les données disponibles sur l’acide pamidronique et l’allaitement sont très incomplètes.
- Cependant, la biodisponibilité orale de l’acide pamidronique est très faible (0.3 à 3%) et il a une demi-vie d’élimination plasmatique de l’ordre de 28 h, soit une élimination à 75% du plasma en 2,5 jours environ (2 demi-vies).
En pratique
- Au vu des éléments disponibles sur l’acide pamidronique (cf. Etat des connaissances), son utilisation est envisageable chez une femme qui allaite en suspendant l’allaitement pendant 56 h après chaque perfusion.