Acétate de cyprotérone

: ANDROCUR®

Mis a jour le 03/03/2025

Grossesse

Etat des connaissances

  • Chez l’animal
    • L’acétate de cyprotérone est tératogène à forte dose chez le rongeur (féminisation dose dépendante des fœtus mâles en particulier).
  • En clinique
    • Les données cliniques publiées chez des femmes enceintes exposées à l’acétate de cyprotérone en cours de grossesse sont très peu nombreuses mais aucun effet malformatif ou foetal attriuable à l’écétate de cyprotérone n’est rapporté à ce jour, en particulier sur la sphère génitale.
    • Dans l’expérience du CRAT, aucune conséquence particulière n’a été observée à la naissance chez plus de 180 enfants exposés in utero, en majorité pendant la différentiation sexuelle (de 8 à 17 semaines d’aménorrhée) et quelle que soit la posologie maternelle.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse
    • Arrêter le traitement par acétate de cyprotérone.
  • Découverte d’une grossesse
    • Arrêter le traitement par acétate de cyprotérone.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’acétate de cyprotérone.
    • Si la dose d’acétate de cyprotérone reçue pendant la période de différentiation sexuelle (de 8 à 17 semaines d’aménorrhée) est élevée (≥ 25 mg/j), une surveillance prénatale orientée sur les organes génitaux externes des fœtus masculins sera proposée.

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de donnée pertinente pour évaluer la quantité d’acétate de cyprotérone ingérée par l’enfant via le lait.
  • Rappelons que l’acétate de cyprotérone a un effet anti-androgène dose-dépendant.

En pratique

  • En l’absence de donnée pertinente sur l’acétate de cyprotérone et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est à éviter chez une femme qui allaite.

Voir aussi

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