Fondaparinux

ARIXTRA®

Grossesse

Etat des connaissances

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au fondaparinux en cours de grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif, foetotoxique ou néonatal particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour (notamment pas de saignement).
  • Passage placentaire :
    • Le passage placentaire du fondaparinux a été évalué par la mesure de l’activité anti-Xa sur cotylédon perfusé et sur sang de cordon.
    • Sur la base de cette mesure indirecte, son passage placentaire est estimé à environ 10%.
    • Cette fraction ne semble pas suffisante pour provoquer une activité anticoagulante chez le fœtus / nouveau-né.

En pratique

  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du fondaparinux.
    • Si un traitement anticoagulant doit être maintenu, on préférera utiliser une HBPM.
    • Si une HBPM ne convient pas, la poursuite du fondaparinux est envisageable en cours de grossesse.
      • En cas d’accouchement inopiné sous fondaparinux, informer de principe le pédiatre de maternité du traitement maternel.
  • Traiter une femme enceinte
    • On préférera utiliser une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).
    • Si une HBPM ne convient pas, l’utilisation du fondaparinux est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
      • En cas d’accouchement inopiné sous fondaparinux, informer de principe le pédiatre de maternité du traitement maternel.

   Si une de vos patientes est exposée au fondaparinux en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte.

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de donnée publiée sur le fondaparinux et l’allaitement.
  • Toutefois, son poids moléculaire est élevé et il est fortement lié à l’antithrombine III (97% ou plus), ce qui est en faveur d’un faible passage dans le lait (s’il existe).
  • Par ailleurs, il s’agit d’un penta-saccharide utilisé par voie injectable, qui est a priori détruit dans le tube digestif, rendant peu probable son absorption orale par l’enfant via le lait s’il y est présent.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur le fondaparinux (cf. Etat des connaissances), on préférera utiliser une HBPM chez une femme qui allaite.
  • Si une HBPM ne convient pas, l’utilisation du fondaparinux est envisageable en cas de traitement de durée limitée (6 à 8 semaines).
  • Si une anticoagulation au long cours est nécessaire, la warfarine et l’acénocoumarol (anticoagulants anti vitamine K) peuvent être utilisés chez une femme qui allaite.
← Retour a la liste