Dextrométhorphane
NODEX® – PULMODEXANE® – TUSSIDANE®
Mis a jour le 29/06/2023
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au dextrométhorphane au 1er trimestre de la grossesse sont nombreuses et aucun effet malformatif particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Aspect néonatal
- Les opiacés légers utilisés à doses suprathérapeutiques jusqu’à l’accouchement peuvent être responsables d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Il se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie, survenant à distance de la naissance. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médicament. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.
En pratique
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif du dextrométhorphane.
- Traiter une femme enceinte
- Il est possible d’utiliser du dextrométhorphane à posologie usuelle quel que soit le terme de la grossesse et pour une durée limitée à quelques jours.
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de dextrométhorphane ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg/jour) (calcul effectué après une prise maternelle ponctuelle).
- Aucun effet attribuable au dextrométhorphane n’est retenu chez une vingtaine d’enfants allaités par des mères traitées (prise ponctuelle).
En pratique
- Au vu des données disponibles sur le dextrométhorphane et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), si un antitussif est nécessaire chez une femme qui allaite, son utilisation est envisageable à la posologie efficace la plus faible possible et pour une durée limitée à quelques jours.