Mis a jour le 08/02/2021

Grossesse

Etat des connaissances

  • Passage placentaire
    • La caféine passe le placenta.
  • Fausses couches
    • Un risque de fausse couche a été évoqué sur la base d’études de méthodologie discutable. A ce jour, ce risque n’est pas retenu.
  • Aspect malformatif
    • Aucun effet malformatif n’est à mettre sur le compte de la caféine en cours de grossesse. Ceci s’appuie sur de très nombreuses études chez la femme enceinte, y compris chez des consommatrices importantes (4 tasses de café par jour et plus).
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Une légère augmentation dose-dépendante du risque de petit poids pour l’âge gestationnel a été évoquée chez les femmes ayant consommé de la caféine en cours de grossesse.
    • Aucun effet délétère de la caféine sur l’évolution de la grossesse n’est retenu : ruptures prématurées des membranes, prématurité, pré-éclampsie, morts fœtales in utero.
    • Seuls quelques troubles du rythme cardiaque fœtal et/ou néonatal ont été décrits lors de prises importantes de caféine en cours de grossesse.
      • En moyenne, il s’agissait d’absorptions d’au moins 500 mg/j (soit l’équivalent de 5 tasses de café ou de 3 litres de soda type cola par jour).
      • Les fœtus ont présenté des troubles des mouvements respiratoires intra-utérins.
      • Chez les nouveau-nés des troubles du rythme cardiaque (tachycardie), une tachypnée et une hyperexcitabilité ont été observés. Ces manifestations, qui pouvaient s’accompagner de vomissements, ont été rapidement résolutives.
  • Effets à long terme
    • Les effets suivants ont été étudiés chez les enfants exposés in utero à la caféine : troubles du neurodéveloppement, prise de poids/surpoids/obésité, leucémies. A ce jour, les biais méthodologiques des études publiées ne permettent pas de retenir un quelconque lien de causalité : en dehors de l’exposition in utero à la caféine, la part de facteurs environnementaux, socio-économiques ou encore génétiques n’est pas toujours prise en compte ce qui rend le rôle propre de la caféine difficile à évaluer.

En pratique

  • Il n’existe aucune recommandation officielle en France, mais une consommation modérée de produits contenant de la caféine (jusqu’à environ 300 mg par jour) pendant la grossesse ne semble pas poser de problème.

Allaitement

Etat des connaissances

  • La caféine passe dans le lait et son élimination est beaucoup plus lente chez le nouveau-né que chez l’adulte, d’autant plus en cas de prématurité.
  • Lors d’une consommation usuelle (environ 3 tasses de café par jour), aucun signe particulier n’a été rapporté parmi un grand nombre d’enfants allaités.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur la caféine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), lors de consommations importantes, un risque d’hyperexcitabilité transitoire est possible.
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