Anxiolytiques

Pathologie

Mis a jour le 04/04/2024

Grossesse

En pratique

  • Si un anxiolytique est nécessaire, on préférera si possible et quel que soit le terme de la grossesse (par ordre alphabétique) :
    • Soit l’hydroxyzine (Atarax®) en tenant en compte sa longue demi-vie d’élimination plasmatique en cas de prise au moment de l’accouchement.
    • Soit l’oxazépam (Seresta®) qui dispose par ailleurs d’un profil pharmacologique limitant son accumulation fœtale lors de prises répétées (durée d’action courte et absence de métabolite actif).
      • Si l’oxazépam ne convient pas (escalade posologique, posologies d’emblée élevées…), on préférera une benzodiazépine anxiolytique de plus longue durée d’action (ordre alphabétique) :
  • Si un anxiolytique est poursuivi jusqu’à l’accouchement, l’équipe de la maternité devra être informée du traitement maternel (survenue éventuelle de signes d’imprégnation néonatale pour les benzodiazépines et l’hydroxyzine et/ou d’un syndrome de sevrage pour les benzodiazépines, voir « Etat des connaissances » sur chaque page dédiée).
  • Pour le choix d’un autre anxiolytique, consulter sa page dans le site.

Allaitement

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur les anxiolytiques et l’allaitement (cf. Etat des connaissances pour chaque molécule):
    • L’anxiolytique de choix en cours d’allaitement est l’oxazépam (Séresta®), si possible dans la limite de 10 mg trois fois par jour et pour la durée la plus courte possible.
      • Réévaluer la poursuite de l’allaitement si l’enfant présente des signes de sédation (somnolence, mauvaise prise de poids liée à des troubles de la succion…).
    • Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser certains antidépresseurs en cours d’allaitement, comme la paroxétine (Deroxat®…) ou la sertraline (Zoloft®).
    • Il est préférable de ne pas utiliser les autres anxiolytiques en cours d’allaitement ou de ne pas allaiter si leur usage s’avère nécessaire.

Voir aussi

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