Prométhazine
PHÉNERGAN®
Mis a jour le 03/07/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la prométhazine au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Aspect fœtal et néonatal
- Il n’y a pas de donnée pertinente publiée concernant des effets néonatals qui pourraient survenir lors d’expositions à cette phénothiazine en fin de grossesse.
- Par ailleurs, chez les nouveau-nés de mères traitées par d’autres phénothiazines jusqu’à l’accouchement, en particulier à fortes doses, des symptômes transitoires (de type extrapyramidal et/ou atropinique) peuvent parfois apparaître dans les premiers jours de vie. Il s’agit principalement d’une hypertonie, de trémulations, de détresse respiratoire et d’un ralentissement du transit. Par ailleurs, un effet sédatif est théoriquement possible chez les nouveau-nés de mères traitées par une phénothiazine avant l’accouchement.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle permettra de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
- Si un antihistaminique H1 doit être maintenu :
- Dans l’allergie : on préférera un antihistaminique H1 non atropinique et peu sédatif mieux connu dans la perspective d’une grossesse.
- Dans l’insomnie : on préférera la doxylamine ou une benzodiazépine apparentée comme le zolpidem ou la zopiclone dans la perspective d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la prométhazine en cas d’exposition en début de grossesse.
- Si un antihistaminique H1 doit être maintenu :
- Dans l’allergie : on préférera un antihistaminique H1 non atropinique et peu sédatif mieux connu en cours de grossesse.
- Dans l’insomnie : on préférera la doxylamine ou une benzodiazépine apparentée comme le zolpidem ou la zopiclone quel que soit le terme de la grossesse.
- Dans la toux : cf. Antitussifs – Grossesse.
- Traiter une femme enceinte
- Si la prescription d’un antihistaminique H1 est nécessaire :
- Dans l’allergie : on préférera un antihistaminique H1 non atropinique et peu sédatif mieux connu en cours de grossesse.
- Dans l’insomnie : on préférera la doxylamine ou une benzodiazépine apparentée comme le zolpidem ou la zopiclone quel que soit le terme de la grossesse.
- Dans la toux : cf. Antitussifs – Grossesse.
- Si la prescription d’un antihistaminique H1 est nécessaire :
Allaitement
Etat des connaissances
- Il n’y a pas de donnée publiée sur la prométhazine et l’allaitement.
- La prométhazine a des propriétés sédatives.
- De plus, sa demi-vie d’élimination plasmatique est longue (jusqu’à 15 heures chez l’adulte), ce qui est un facteur de risque d’accumulation dans le lait.
En pratique
- Au vu des éléments disponibles sur la prométhazine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), on préférera une molécule mieux connue chez une femme qui allaite :
- Dans l’allergie :cf. Antihistaminiques H1 – Allaitement.
- Dans l’insomnie :cf. Hypnotiques – Allaitement.
- Dans la toux :cf. Antitussifs – Allaitement.