Hydroxychloroquine
PLAQUENIL®
Mis a jour le 18/06/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’hydroxychloroquine au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Une étude publiée en 2021 a mis en évidence qu’une exposition à l’hydroxychloroquine au 1er trimestre de la grossesse était associée avec un risque malformatif faible. Les données de la littérature sur cet aspect restent toutefois contradictoires et ce résultat doit être confirmé par d’autres travaux
- Aspect foetal et néonatal
- L’hydroxychloroquine passe le placenta. Les concentrations plasmatiques des nouveau-nés sont équivalentes à celles des mères.
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’hydroxychloroquine aux 2ème et /ou 3ème trimestres de la grossesse sont très nombreuses et aucun effet néonatal attribuable au traitement n’est rapporté à ce jour.
- De plus, aucune répercussion ophtalmologique n’est retenue à ce jour lors du suivi d’enfants exposés in utero.
- Aspect maternel
- La demi-vie d’élimination plasmatique de l’hydroxychloroquine est diminuée de 10 jours chez la femme enceinte dès le 1er trimestre. Elle passe de 32 à 22 jours en moyenne.
- De plus, les concentrations plasmatiques d’hydroxychloroquine peuvent diminuer tout au long de la grossesse. La non-adhérence au traitement peut en être une des causes.
- Dans un certain nombre de pathologies maternelles chroniques, le maintien d’un traitement efficace tout au long de la grossesse présente des bénéfices à la fois maternels et fœtaux/néonataux.
- Ceci explique que l’utilisation chronique de l’hydroxychloroquine chez la femme enceinte soit recommandée par de nombreuses sociétés savantes nationales et internationales dans ces pathologies (lupus, syndrome des antiphospholipides (SAPL)…).
En pratique
| Pour le bénéfice de la mère, du fœtus et du nouveau-né, dans certaines pathologies comme le lupus, l’hydroxychloroquine doit être poursuivie en cours de grossesse. |
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
- Si après avis du prescripteur l’interruption de l’hydroxychloroquine risque de compromettre l’équilibre de la pathologie maternelle, la poursuite du traitement est possible à posologie efficace.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’hydroxychloroquine.
- Si l’hydroxychloroquine est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- Si l’hydroxychloroquine est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, son utilisation est possible quel que soit le terme de la grossesse à posologie efficace.
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité d’hydroxychloroquine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne 3% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur les dosages réalisés chez une cinquantaine de patientes).
- On ne dispose pas de dosages plasmatiques de l’hydroxychloroquine chez des enfants allaités et la demi-vie d’élimination de cette molécule est très longue, ce qui est un facteur de risque d’accumulation du médicament chez l’enfant.
- Cependant à ce jour dans la littérature, aucun événement particulier n’a été signalé chez environ 200 enfants allaités par des mères traitées et le recul d’usage est important puisque des sociétés savantes nationales et internationales n’opposent pas de restriction à l’allaitement maternel sous hydroxychloroquine dans différentes pathologies chroniques.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur l’hydroxychloroquine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), l’allaitement est envisageable lors d’un traitement par hydroxychloroquine.