Lévodopa-bensérazide / Lévodopa-carbidopa

MODOPAR®

Mis a jour le 27/03/2023

Grossesse

Etat des connaissances

  • Passage placentaire
    • La lévodopa passe le placenta. Ce passage semble faible : dans le seul dosage réalisé, la concentration plasmatique au cordon est de 14% de celle de la mère.
  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la lévodopa au 1er trimestre de la grossesse, associée ou non au bensérazide ou à la carbidopa, sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif particulier attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
    • Chez l’animal, à fortes doses, la lévodopa entraine des malformations cardiovasculaires chez le lapin. Ces résultats ne préjugent pas d’un effet similaire dans l’espèce humaine. Le bensérazide et la carbidopa ne sont pas tératogènes chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la lévodopa aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse, associée ou non au bensérazide ou à la carbidopa, sont peu nombreuses, mais aucun effet foetotoxique ou néonatal particulier attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de réévaluer la stratégie thérapeutique dans la perspective d’une grossesse.
    • Si après avis du spécialiste la poursuite de la lévodopa-bensérazide ou de la lévodopa-carbidopa est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, son maintien est envisageable jusqu’au diagnostic le plus précoce possible de la grossesse, pour de principe essayer de limiter l’exposition au cours des 10 premières semaines d’aménorrhée (période d’organogenèse).
  • Découverte d’une grossesse pendant un traitement
    • Ne pas inquiéter la patiente quant au risque malformatif de la lévodopa-bensérazide ou de la lévodopa-carbidopa.
    • Si le spécialiste considère que la poursuite de la lévodopa-bensérazide ou de la lévodopa-carbidopa est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, leur maintien est envisageable, en particulier après 10 semaines d’aménorrhée (fin de l’organogenèse).
    • En cas de traitement jusqu’à l’accouchement, de principe le pédiatre en maternité sera prévenu du traitement maternel.
  • Traiter une femme enceinte
    • Si le recours à la lévodopa-bensérazide ou à la lévodopa-carbidopa est nécessaire, leur utilisation est envisageable, si possible après 10 semaines d’aménorrhée (fin de l’organogenèse).
    • En cas de traitement jusqu’à l’accouchement, de principe le pédiatre en maternité sera prévenu du traitement maternel.

   Si l’une de vos patientes est exposée à la lévodopa-bensérazide ou à la lévodopa-carbidopa en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte.

Allaitement

Etat des connaissances

  • La lévodopa peut diminuer la sécrétion de prolactine.
  • Les données sur la lévodopa-bensérazide et la lévodopa-carbidopa en cours d’allaitement sont très parcellaires.

En pratique

  • Compte tenu du profil pharmacologique de la lévodopa-bensérazide et de la lévodopa-carbidopa, il est préférable de ne pas allaiter sous traitement.
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