Substituts nicotiniques

NICOPASS® – NICOPATCH® – NICORETTE® – NICOTINELL® – NIQUITIN®

Mis a jour le 16/07/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées aux substituts nicotiniques au 1er trimestre de la grossesse (en comparaison à des femmes fumeuses et des femmes non fumeuses) sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • La nicotine passe le placenta.
    • Aucun effet fœtotoxique n’a été observé à ce jour chez les femmes utilisant une substitution nicotinique en deuxième partie de grossesse, quel que soit son mode d’administration.
    • Les paramètres fœtaux suivants ont été mesurés : rythme cardiaque fœtal, doppler fœtaux et utérins, test de bien-être fœtal (réactivité fœtale, mouvements actifs, mouvements respiratoires, tonus, quantité de liquide amniotique…).
    • Le poids de naissance et le taux de prématurité des enfants de mères sous substitution nicotinique semblent améliorés par rapport à celui des enfants de mères qui continuent le tabac. Ceci reste à confirmer.
  • Aspect maternel
    • Le métabolisme de la nicotine est augmenté chez la femme enceinte.

En pratique

En cours de grossesse, il est souhaitable d’éviter une imprégnation tabagique active et passive de la femme enceinte puis de l’enfant.
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle permettra de mettre en place une prise en charge adaptée de la femme fumeuse en vue d’une future grossesse.
    • En cas d’échec d’une prise en charge non pharmacologique, une substitution nicotinique est possible dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif des substituts nicotiniques.
    • Si la poursuite d’une prise en charge pharmacologique du sevrage tabagique est nécessaire, une substitution nicotinique est possible quel que soit le terme de la grossesse :
      • Toutes les formes de substitution nicotinique sont utilisables, y compris en association.
      • Les posologies seront adaptées aux besoins de chaque patiente (cf. Etat des connaissances, Aspect maternel).
      • Cette substitution sera de préférence mise en route et évaluée dans le cadre d’une consultation spécialisée.
  • Traiter une femme enceinte
    • En cas d’échec d’une prise en charge non pharmacologique du sevrage tabagique, une substitution nicotinique est possible quel que soit le terme de la grossesse :
      • Toutes les formes de substitution nicotinique sont utilisables, y compris en association.
      • Les posologies seront adaptées aux besoins de chaque patiente (cf. Etat des connaissances, Aspect maternel).
      • Cette substitution sera de préférence mise en route et évaluée dans le cadre d’une consultation spécialisée.

Allaitement

Etat des connaissances

  • La nicotine et son métabolite la cotinine passent dans le lait maternel :
    • Avec les patchs, les quantités de nicotine et de cotinine ingérées par l’enfant via le lait représentent 7,8% des doses maternelles rapportées au poids. Chez les enfants allaités, les concentrations plasmatiques de cotinine sont d’environ 13,4% des concentrations plasmatiques maternelles.
    • Avec les autres formes de substitution nicotinique, il n’existe pas de dosages effectués dans le lait ou le plasma des enfants allaités.
    • La demi-vie d’élimination de la nicotine dans le lait maternel varie entre 60 et 90 minutes.
    • A ce jour, aucun élément inquiétant n’a été signalé chez les enfants allaités de mère sous substitution nicotinique.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur les substituts nicotiniques et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), en cas d’échec d’une prise en charge non pharmacologique du sevrage tabagique, une substitution nicotinique est possible en cours d’allaitement :
    • Elle sera de préférence mise en route et évaluée dans le cadre d’une consultation spécialisée.
    • Toutes les formes de substitution nicotinique sont utilisables, y compris en association.
    • Si les formes orales sont utilisées, on pourra minimiser l’exposition à la nicotine et à ses dérivés de l’enfant allaité, en prenant le substitut après la tétée et en attendant environ 2 heures après la prise pour remettre l’enfant au sein.

Voir aussi

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