Mupirocine

MUPIDERM®

Mis a jour le 20/06/2023

Grossesse

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à la mupirocine mais aucun effet malformatif, fœtal ou néonatal particulier attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
  • La mupirocine n’est pas tératogène chez l’animal.

En pratique

  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la mupirocine.
  • Traiter une femme enceinte
    • L’utilisation de la mupirocine est possible quel que soit le terme de la grossesse.

Allaitement

Etat des connaissances

  • Il n’y a pas de donnée sur le passage dans le lait de la mupirocine, mais en raison d’une absorption systémique très faible (moins de 1%), il n’est pas attendu d’effet néfaste chez l’enfant allaité par une mère traitée.
  • Dans la littérature, on retrouve deux études impliquant la mupirocine dans des pathologies du sein chez la femme qui allaite (crevasses et/ou mamelons douloureux).
    • L’une avec un prélèvement positif à staphylocoque doré, a montré que les traitements locaux sont nettement moins efficaces qu’un traitement oral, et que la complication en mastite est plus fréquente lors des traitements locaux.
    • Dans l’autre, l’association de la mupirocine avec un corticoïde local et un antifongique n’a pas montré une efficacité supérieure à la lanoline.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur la mupirocine (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible chez une femme qui allaite, sous réserve que la peau de l’enfant ne soit pas en contact avec le produit, et qu’en cas d’application sur le mamelon, celui-ci soit nettoyé avant la tétée.
  • En cas d’utilisation sur des crevasses du mamelon infectées par un staphylocoque doré, le bénéfice thérapeutique reste à discuter.
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