Eculizumab

BEKEMV® – EPYSQLI® – SOLIRIS®

Mis a jour le 09/09/2025

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’éculizumab au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
    • Ceci est cohérent avec le passage placentaire avant 14 semaines d’aménorrhée a priori inexistant de l’éculizumab en raison de sa structure.
    • Il n’a pas été réalisé d’étude de tératogenèse chez l’animal pour l’éculizumab.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Passage placentaire : l’éculizumab est indétectable dans le sang de cordon ou présent à des concentrations qui ne sont pas susceptibles d’avoir une activité sur le complément des nouveau–nés (une trentaine de dosages).
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’éculizumab au 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet fœtal ou néonatal particulier attribuable à l’éculizumab n’est retenu à ce jour.
  • Aspect infectieux
    • Du fait du mécanisme d’action de l’éculizumab, un risque accru d’infections materno-fœtales est théoriquement possible chez les femmes enceintes traitées.
  • Aspect maternel
    • Une augmentation des posologies est parfois nécessaire en cours de grossesse.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Si après avis du spécialiste, l’éculizumab est indispensable à l’équilibre maternel, il pourra être poursuivi dans la perspective d’une grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’éculizumab.
    • Si après avis du spécialiste, le maintien de l’éculizumab est indispensable, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
  • Traiter une femme enceinte
    • Si le recours à l’éculizumab est indispensable à la prise en charge de la pathologie maternelle, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • Du fait du mécanisme d’action de l’éculizumab, la surveillance obstétricale prendra en compte un risque théorique accru d’infection materno-fœtale (listériose, CMV, toxoplasmose…).
    • Une augmentation des posologies maternelles d’éculizumab peut être nécessaire au 2ème /3ème trimestre de la grossesse pour maintenir l’efficacité du traitement.
    • Les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront, de principe, être avertis du traitement maternel s’il est poursuivi jusqu’à l’accouchement.

   Si une de vos patientes est exposée à l’éculizumab en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte.

Allaitement

Etat des connaissances

  • L’éculizumab est le plus souvent indétectable dans le lait maternel (dosage effectué chez une vingtaine de patientes).
  • Aucun évènement particulier n’est retenu chez des enfants allaités par des mères sous éculizumab (une cinquantaine).
  • Par ailleurs, compte tenu de sa structure (IgG 2/4), l’éculizumab est probablement en grande partie détruit et non absorbé dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur l’éculizumab et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), l’allaitement maternel est envisageable en cas de traitement par éculizumab.

 

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