Pipotiazine
PIPORTIL®
Mis a jour le 20/06/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes enceintes exposées à la pipotiazine au 1er trimestre de la grossesse, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- La pipotiazine n’est pas tératogène chez l’animal.
- Aspect néonatal
- Il n’y a pas de donnée concernant les effets néonatals éventuels lors d’expositions à la pipotiazine en fin de grossesse.
- Cependant, chez les nouveau-nés de mères traitées par d’autres phénothiazines jusqu’à l’accouchement, en particulier à fortes doses, des symptômes transitoires de type extrapyramidal et/ou atropinique peuvent parfois apparaître dans les premiers jours de vie. Il s’agit principalement d’une hypertonie, de trémulations, de détresse respiratoire et d’un ralentissement du transit.
- La possibilité de survenue de ces effets néonatals transitoires est à mettre en balance avec les risques de décompensation que pourraient faire courir à la mère une diminution, voire un arrêt, de son traitement.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Programmer une consultation préconceptionnelle pour :
- Reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd.
- Réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin (cf. Traitement psychotrope et grossesse : les points clés).
- Prendre en compte les conséquences d’une abstention thérapeutique inappropriée en cours de grossesse. La pathologie maternelle non traitée par un antipsychotique alors qu’elle le devrait, peut avoir un impact négatif propre sur le déroulement de la grossesse (prématurité, petit poids de naissance…) et sur le neurodéveloppement du futur enfant.
- Si un traitement est justifié, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que la pipotiazine chez la femme enceinte (cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Grossesse).
- Programmer une consultation préconceptionnelle pour :
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Ne pas arrêter le pipotiazine sans avis du prescripteur.
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la pipotiazine.
- Le bien-fondé de la poursuite de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (cf. Traitement psychotrope et grossesse : les points clés).
- Si la poursuite d’un traitement est justifiée, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que la pipotiazine chez la femme enceinte (cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Grossesse).
- Traiter une femme enceinte
- Le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (cf. Traitement psychotropes et grossesse : les points clés).
- Si un traitement est justifié, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que la pipotiazine chez la femme enceinte (cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Grossesse).
Allaitement
Etat des connaissances
- Il n’y a pas de donnée sur la pipotiazine et l’allaitement.
En pratique
- En l’absence de donnée disponible sur la pipotiazide et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas allaiter sous pipotiazine.
- Des alternatives sont proposées sur notre site : cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Allaitement.