Loxapine
LOXAPAC®
Mis a jour le 16/05/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Il n’y a pas de donnée publiée chez des femmes exposées à la loxapine au 1er trimestre de la grossesse, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- La loxapine n’est pas tératogène chez l’animal.
- Aspect fœtal et néonatal
- Aucun effet particulier attribuable au traitement n’a été rapporté chez des nouveau-nés exposés à la loxapine au 2ème et/ou 3ème trimestre de la grossesse.
- Si la loxapine est poursuivie jusqu’à l’accouchement, compte tenu de ses propriétés pharmacologiques, un effet sédatif et/ou des effets extrapyramidaux, atropiniques transitoires sont en théorie susceptibles de se manifester chez le nouveau-né.
- Aspect neurodéveloppemental
- Les données publiées ne permettent pas de retenir, à ce jour, de répercussion des médicaments neuroleptiques/ antipsychotiques sur le devenir neurodéveloppemental des enfants exposés in utero suivis pour certains jusqu’à l’âge de 14 ans. En revanche, le rôle propre de la pathologie maternelle sous-jacente est mis en évidence, ce qui plaide en faveur d’une prise en charge pharmacologique efficace des troubles maternels avérés en cours de grossesse.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Programmer une consultation pré-conceptionnelle pour :
- Reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd.
- Réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin (cf. Traitement psychotrope et grossesse : les points clés).
- Prendre en compte les conséquences d’une abstention thérapeutique inappropriée en cours de grossesse. La pathologie maternelle non traitée par un antipsychotique alors qu’elle le devrait, peut avoir un impact négatif propre sur le déroulement de la grossesse (prématurité, petit poids de naissance…) et sur le neurodéveloppement du futur enfant.
- Dans les états psychotiques, si un traitement est justifié, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que la loxapine chez la femme enceinte (cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Grossesse).
- Programmer une consultation pré-conceptionnelle pour :
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Ne pas arrêter la loxapine sans avis du prescripteur.
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la loxapine.
- Le bien-fondé de la poursuite de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (cf. Traitement psychotrope et grossesse : les points clés).
- Si la poursuite d’un traitement est justifiée, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
- Traiter une femme enceinte
- Le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (cf. Traitement psychotrope et grossesse : les points clés).
- Dans les états d’agitation
- On préférera l’aripiprazole, l’olanzapine ou la chlorpromazine quel que soit le terme de la grossesse.
- Si nécessaire, l’utilisation ponctuelle de la loxapine peut être envisagée à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.
- Attention au risque d’hypotension maternelle avec la forme injectable.
- Dans les états psychotiques, si un traitement est justifié, on préférera si possible un neuroleptique/antipsychotique mieux connu que la loxapine chez la femme enceinte (cf. Neuroleptiques/antipsychotiques – Grossesse).