Témozolomide

TEMODAL®

Mis a jour le 28/05/2024

Exposition paternelle

Etat des connaissances

  • Fertilité
    • A ce jour, l’impact du témozolomide sur la fertilité masculine ne semble pas majeur, mais les effectifs étudiés sont très faibles.
    • Une toxicité gonadique est observée chez le rat et le chien mâles traités (atteinte de la lignée germinale et atrophie testiculaire).
  • Génotoxicité
    • Le témozolomide est mutagène et clastogène sur les tests de toxicologie expérimentale. En cas de conception au cours d’un traitement paternel mutagène et/ou clastogène, le risque théorique est celui d’un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant.
  • Conception sous traitement paternel
    • Passage dans le liquide séminal
      • A ce jour, il n’y a pas de donnée publiée sur le passage du témozolomide dans le liquide séminal.
    • Données précliniques et cliniques
      • Chez l’animal, le témozolomide est tératogène chez les femelles directement traitées,  à des doses inférieures à celles utilisées en clinique.
      • Les données disponibles sur des enfants conçues par des hommes sont quasi inexistantes.
  • Conception à distance d’un traitement paternel
    • D’une manière générale, on ne retrouve pas d’augmentation des malformations et/ou des remaniements chromosomiques dans la descendance des pères dont un traitement mutagène ou clastogène a été arrêté à distance de la conception.

En pratique

  • Avant la mise en route d’un traitement paternel
    • Compte tenu des propriétés génotoxiques (mutagènes et clastogènes) du témozolomide et d’un risque potentiel sur la fertilité masculine, de principe, il est souhaitable de proposer une conservation de sperme.
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • En théorie, il est préférable d’attendre au moins 3 mois (un cycle de spermatogenèse) entre l’arrêt du témozolomide et une conception, afin que le spermatozoïde fécondant ne soit pas exposé à la molécule génotoxique.
    • Le témozolomide ne sera poursuivi chez un patient qui désire  concevoir que si un médicament non génotoxique ne peut lui être prescrit.
  • Grossesse conçue sous traitement paternel ou dans les trois mois qui suivent son arrêt
    • Ne pas inquiéter le couple quant aux conséquences du traitement paternel par témozolomide sur le futur enfant.
      • En effet, on peut raisonnablement penser que la quantité de témozolomide qui pourrait être présente dans le sperme et donc éventuellement transmise à la femme enceinte lors de rapports sexuels non protégés est très faible.
    • Pour la suite de la grossesse, en raison des propriétés génotoxiques du témozolomide, de ses effets tératogènes décrits chez l’animal et de l’absence de données cliniques, proposer de principe la réalisation d’un dépistage combiné prénatal précoce et une surveillance échographique de qualité (Cf. Etat des connaissances).
  • Traitement paternel lors de la grossesse
    • Le traitement paternel par témozolomide peut être instauré, poursuivi ou repris chez un futur père.  Par précaution, on pourra proposer au couple d’utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels avec une femme enceinte (Cf. Etat des  connaissances).

 

Si un de vos patients a conçu sous témozolomide, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT, dès le diagnostic de la grossesse, afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament.

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