Loprazolam
HAVLANE®
Mis a jour le 03/04/2024
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Il n’y a pas de donnée publiée chez les femmes enceintes exposées au loprazolam au 1er trimestre de la grossesse, mais aucun effet malformatif attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour.
- Par ailleurs, les données publiées chez les femmes enceintes exposées aux benzodiazépines au 1er trimestre de la grossesse, quelles que soient la molécule et la voie d’administration, sont très nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour (pour plus d’information).
- Aspect fœtal
- Une diminution des mouvements actifs fœtaux et/ou de la variabilité du rythme cardiaque fœtal a parfois été observée lors de prises d’une benzodiazépine aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, en particulier à fortes doses. Ces signes sont réversibles à l’arrêt ou à la diminution du traitement.
- Aspect néonatal
- Les benzodiazépines utilisées jusqu’à l’accouchement peuvent entraîner chez le nouveau-né deux types d’évènements transitoires qui peuvent se succéder :
- Des signes d’imprégnation, tels qu’une hypotonie axiale et des troubles de la succion entraînant une mauvaise prise de poids, en particulier à forte dose. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de chaque benzodiazépine.
- Moins fréquemment, un syndrome de sevrage néonatal lors de traitements maternels chroniques, même à faibles doses, poursuivis jusqu’à l’accouchement ou arrêtés brutalement quelques jours avant. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations néonatales survenant à distance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination de la benzodiazépine. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.
- Les benzodiazépines utilisées jusqu’à l’accouchement peuvent entraîner chez le nouveau-né deux types d’évènements transitoires qui peuvent se succéder :
- Aspect neurodéveloppemental
- Les données publiées ne permettent pas de retenir, à ce jour, de répercussions neurodéveloppementales particulières (troubles du spectre autistique et troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité) chez près de 80 000 enfants exposés in utero à une benzodiazépine, tous trimestres confondus, et suivis en moyenne jusqu’à l’âge de 11 ans.
- Lorsqu’elles sont prises en compte, l’indication du traitement et l’étude du neurodéveloppement au sein des fratries permettent d’expliquer l’association parfois retrouvée entre l’exposition aux benzodiazépines pendant la grossesse et la survenue de troubles du neurodéveloppement chez les enfants.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur le trouble du sommeil et son traitement en vue d’une future grossesse.
- Reconsidérer le bien-fondé de la poursuite d’une benzodiazépine dans la perspective d’une grossesse.
- Si un hypnotique est nécessaire, voir Hypnotiques – Grossesse.
- Si les alternatives proposées sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle du loprazolam est envisageable en prévision d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif du loprazolam.
- Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
- Si un hypnotique est nécessaire, on préférera quel que soit le terme de la grossesse et pour la durée la plus courte possible :
la doxylamine (antiH1 sédatif) - ou une benzodiazépine apparentée : zopiclone ou zolpidem (prescription sécurisée).
Si les alternatives précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle du loprazolam est envisageable.
Si le loprazolam est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
- Si un hypnotique est nécessaire, on préférera quel que soit le terme de la grossesse et pour la durée la plus courte possible :
- Traiter une femme enceinte
- Si un hypnotique est nécessaire, on préférera quel que soit le terme de la grossesse et pour la durée la plus courte possible :
- la doxylamine (antiH1 sédatif)
- ou une benzodiazépine apparentée : zopiclone ou zolpidem (prescription sécurisée).
- Si les alternatives précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle du loprazolam est envisageable.
- Si le loprazolam est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
Allaitement
Etat des connaissances
- Il n’y a pas de donnée sur le passage du loprazolam dans le lait, ni de données cliniques pertinentes concernant des enfants allaités par des mères sous loprazolam.
En pratique
- En l’absence de données disponibles sur le loprazolam et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), si un traitement hypnotique est nécessaire, on préférera une alternative.
- A ce jour, deux hypnotiques sont envisageables chez une femme qui allaite, pour la durée la plus courte possible : la zopiclone ou le zolpidem (prescription sécurisée).