Sulfasalazine

SALAZOPYRINE®

Mis a jour le 20/03/2024

Grossesse

Etat des connaissances

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la sulfasalazine au 1er trimestre de la grossesse sont nombreuses et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
    • Il en est de même pour l’ensemble des dérivés 5-ASA, pour lesquels les données chez les femmes enceintes sont très nombreuses
    • La sulfasalazine n’est pas tératogène chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • La sulfasalazine passe le placenta. Les concentrations néonatales et maternelles sont équivalentes.
    • Les sulfamides sont susceptibles d’augmenter le taux sanguin de bilirubine non conjuguée par déplacement de sa fixation sur l’albumine.
    • Cependant, aucun ictère néonatal attribuable au traitement n’a été rapporté à ce jour, en cas de traitement maternel proche de l’accouchement, bien que la sulfasalazine contienne un sulfamide.

En pratique

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une grossesse.
    • Il n’est pas justifié d’arrêter ou de remplacer la sulfasalazine en vue d’une grossesse.
    • Une supplémentation en acide folique (5 mg/j) peut être proposée pendant la durée du traitement (cf. plus haut).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter la sulfasalazine sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la sulfasalazine.
    • Si un traitement doit être maintenu, la sulfasalazine pourra être poursuivie quel que soit le terme de la grossesse. Une supplémentation en acide folique (5 mg/j) peut être proposée pendant la durée du traitement (cf. plus haut).
  • Traiter une femme enceinte
    • Il est possible d’utiliser la sulfasalazine quel que soit le terme de la grossesse.
    • Une supplémentation en acide folique (5 mg/j) peut être proposée pendant la durée du traitement (cf. plus haut).

Allaitement

Etat des connaissances

  • La quantité de sulfasalazine ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit (en mg/kg) jusqu’à 2% de la dose maternelle (calcul effectué sur un petit effectif). L’essentiel est représenté par la sulfapyridine, l’acide 5-amino salicylique n’étant pas détecté dans le lait.
  • Chez les enfants allaités, les concentrations plasmatiques de sulfapyridine s’élèvent à environ 10% des concentrations plasmatiques maternelles.
  • Un nourrisson de 2 mois allaité par une mère traitée par 3 g/j de sulfasalazine, a présenté une diarrhée sanglante pendant 1 mois qui a cessé 72 heures après l’arrêt du traitement maternel. La mère avait un déterminisme génétique d’acétyleur lent de la sulfapyridine. Le profil phénotypique d’acétylation de l’enfant n’a pas été déterminé.

En pratique

  • Au vu des données disponibles sur la sulfasalazine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), en dehors de situations particulières à risque liées à la présence de la sulfapyridine (déficit en G6PD, prématurité, hyperbilirubinémie néonatale…), l’utilisation de la sulfasalazine est envisageable en cours d’allaitement.
  • La poursuite du traitement ou le maintien de l’allaitement sera réévalué en cas de mauvaise tolérance chez l’enfant (Cf. Etat des connaissances).

Voir aussi

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