Dapsone
DISULONE®
Mis a jour le 28/01/2025
Grossesse
Etat des connaissances
- Aspect malformatif
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la dapsone au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais le recul d’utilisation est très important (lèpre) et aucun effet malformatif attribuable au traitement n’est retenu à ce jour.
- Aspect fœtal et néonatal
- Les données concernant les grossesses exposées au 2ème et/ou 3ème trimestres sont très nombreuses.
- Seules quelques rares anémies hémolytiques et méthémoglobinémies modérées et transitoires sont signalées chez des nouveau-nés de mères traitées par dapsone jusqu’à l’accouchement.
En pratique
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
- Il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter la dapsone dans la perspective d’une grossesse.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la dapsone.
- La dapsone peut être maintenue quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
- Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles hématologiques néonatals sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
- Traiter une femme enceinte
- L’utilisation de la dapsone est envisageable quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
- Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles hématologiques néonatals sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
Allaitement
Etat des connaissances
- La quantité de dapsone ingérée via le lait est importante : l’enfant reçoit jusqu’à 19% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un effectif restreint).
- Chez un enfant allaité âgé de 1 mois, dont la mère recevait 50 mg/j de dapsone en fin de grossesse et pendant l’allaitement, la concentration plasmatique de dapsone atteignait 30 % de celle de la mère. Il existait chez la mère et chez l’enfant une anémie hémolytique modérée.
En pratique
- Au vu des données disponibles sur la dapsone et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable d’éviter d’allaiter en cas de traitement par dapsone.